Les Grenadines, c’est bien, les îles du nord aussi

Cap au nord cette fois-ci. Les Grenadines, c’est bien, et les îles du nord ?

Pour pouvoir répondre à cette question, nous décidons d’effectuer en 4 semaines un aller-retour Martinique-St Martin-Martinique...
Anse d’Arlet, Grande Anse, Anse Noire, St Pierre... Nos premiers mouillages donnent presque envie de mieux connaître la Martinique, d’autant que sa côte au vent est
réputée belle et intéressante pour la navigation, ce sera pour une autre fois.

Navigation de nuit au départ de St Pierre, pour arriver le matin aux Saintes. Quelques jolis mouillages et une ambiance particulière dans le bourg. Petites cases créoles mais beaucoup de commerces pas très couleurs locales. Les îles sont petites et il est facile d’aller à pied de l’autre coté pour voir...

La côte au vent de la Guadeloupe ressemble à celle de la Martinique.
Petite halte à midi à l’Anse des 3 Tortues. Le soir, Noria et son équipage relâchent à Deshaies, c’est très sympa, calme et bien protégé. C’est notre dernière nuit en "France", demain ce sera Antigua.

Un peu de moteur au départ du mouillage, puis un bon vent nous pousse à English Harbourg. C’est très british, très propre. A cette période, c’est plutôt calme. Avantage du début de saison. Clearance, plein d’eau et de carburant, puis belle nav au près. Il nous faut plus de 3 heures pour rejoindre le magnifique mouillage de Green Island, sur la côte au vent d’Antigua.

Lagon turquoise, très vaste. Il vaut mieux regarder vers l’ouest, des complexes hôteliers, relativement discrets poussent ça et là sur la côte. Mais côté ouest c’est très sauvage.
Petite balade sur l’île. Snorkeling dans la barrière de corail. L’endroit est magique.

30 milles au nord voilà Barbuda. De Green Island à Cocoa Point, c’est que de la voile et pas de moteur. Noria se régale et nous aussi.
Barbuda dont le sommet culmine à 59m ne se voit que lorsque l’on doit préparer le mouillage. Les plages sont immenses, le sable plus blanc que blanc nous éblouie et les bateaux quasi absents.

Ne cherchons pas de criques, de baies bien protégées. Ici c’est face à de belles langues de sable. Donc un peu rouleur. Le village de Codrington vit un peu au ralenti. La clearance se fait au domicile du policier.
Nous achetons du poulet grillé et des langoustes pour 3 fois rien... Quelques bons diners en perspective.

Nouvelle superbe navigation au grand largue pour rejoindre St Kitts. Encore une fois nav sans utiliser le moteur d’un mouillage à l’autre. Passage par « The Narrows » au nord de Névis. Nous jetons l’ancre au sud de la capitale à White House. Nous sommes seuls.

Le lendemain, nous remontons la côte sous le vent partiellement au moteur. L’île nous semble très belle. Puis les alizés, bien soutenus poussent Noria au port de Gustavia à St Barthélemy. Mouillage sur corps mort. C’est dimanche soir et la vie dans le bourg est complètement inexistante. Toutes les boutiques de luxes sont fermées. Difficile même de trouver une terrasse pour prendre une bière.
Nous attendrons le lendemain pour faire un tour en ville afin d’acheter des produits frais. L’ambiance business ne nous convient guère.

Le midi, nous mouillons à l’Anse du Grand Colombier. Le soir nous prenons un corps mort à l’île Fourchue. Elle porte bien son nom, cet endroit nous plait beaucoup. C’est aride, sauvage. Des petits sommets accessibles en traversant la végétation de cactus permettent d’aller se dégourdir les jambes. Peut-être un de nos endroits préférés.

St Martin n’est plus très loin. Après un mouillage du midi à l’île de Tintamarre, nous arrivons le soir à Marigot Baie au nord de St Martin. Beaucoup de bateaux ; ici ce n’est pas Barbuda !!

Ambiance particulière sur cette île en partie hollandaise et française. C’est ici que nous changeons d’équipage, grâce à l’aéroport international. Nous prenons une place au port de St Louis ou nous sommes accueillis avec gentillesse et professionnalisme.

Jean et Béa qui nous accompagnaient depuis le début sont remplacés par Annabelle et Pierre qui découvrent à la fois les Antilles et le bateau. Donc la vie à bord. A 4 sur un 30 pieds sous les tropiques, il n’y a pas de problème. Nous serions en Bretagne, ce serait un peu plus difficile.

Pour le retour, nous ne passerons pas par Barbuda et Antigua. Mais par St Barth, très rapidement, et par l’île Fourchue, bien sûr. C’était le premier mouillage pour Annabelle et Pierre. Les alizés bien soutenus soufflent en rafales ce soir là. C’est peut-être une façon de souhaiter à nos nouveaux équipiers : bon séjour.

Nous pointons l’étrave de Noria sur St Kitts. Nous avons amarrés Noria dans la minuscule marina de Basseterres. Ainsi, nous avons loué un taxi pour faire un tour dans le nord de l’île ; 2 à 3 heures suffisent mais cela en vaut le coup.

A la sortie de la marina, un vrai centre commercial est en train de voir le jour. En saison, c’est au moins 1 paquebot voir 2 par jour qui viennent déverser près de 2000 passagers, pour la plupart américains.

Entre St Kitts et la Guadeloupe se trouve l’île de Montserrat. Une longue et forte houle de nord nous empêche de mouiller devant cette île en partie dévastée depuis 1995 par une éruption volcanique. Mais en longeant la côte ouest, la vue sur les ruines calcinées de Plymouth offre un décor spectaculaire et triste.

Il nous aura fallu 18 heures pour relier Deshaies de St Kitts. Du vent, bien fort, une houle de nord, une mer et un courant portant à l’ouest n’ont pas facilité les choses. Malgré le chaud soleil, nous étions trempés quasiment tout le temps. La navigation au près dans une mer bien formée, même aux Antilles, ça mouille.

Nous sommes heureux de retrouver Déshaies et une mer bien calme pour passer la nuit. Demain c’est repos.
Puis nous retournons aux Saintes. A l’îlet Cabrit nous ressentons une secousse sismique de 7,3° dont le centre se situe entre la Martinique et la Dominique. Joli point de vue du sommet où se trouve un fort en ruine.

Petite halte au nord de la Dominique avant de retrouver la Martinique, Grande Anse, Anse d’Arlet, St Anne et Le Marin.

Avec Geneviève, nous avons beaucoup apprécié ce séjour dans le nord. Les navigations sont plus longues qu’au sud. Les distances entre les îles sont plus grandes et souvent c’est à la voile que l’on navigue d’un mouillage à l’autre.

Les bateaux sont moins nombreux, sauf à St Barth et St Martin. Certes, il n’y a pas de lagon comme aux Grenadines, mais la côte sauvage de Barbuda, les mouillages solitaires rendent ces îles très attachantes. C’est sûr, nous y reviendrons. Les Grenadines, c’est bien, les îles du nord aussi.

Philippe.

  • Nos voiliers disponibles à la location au départ du Marin, en Martinique.

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