Une petite semaine de plaisir à la voile

lundi 5 novembre 2007, ça y est, il est là, devant nous, ce « POGO » que j’ai tant envie de faire marcher et qui n’était pas arrivé lors de ma première location chez RDV.
Sûr que Noria est un bon bateau, mais Libellule, à côté, est un avion de chasse, qu’il me tarde de barrer.

A quai, la largeur et l’espace du cockpit impressionne, et la couleur de coque orange me plait beaucoup, sûr qu’on va nous repérer !!!

L’intérieur fonctionnel et spacieux m’épate pour un bateau de cette taille et la hauteur sous barreau me permet de déplier mes 1m93 sans problème. Le petit panier de fruits frais que Céline à mis à notre intention sur la table, diffuse un parfum d’ananas dans la bateau fort agréable, nul doute que la croisière sera un bon moment.

Le tour du bateau s’effectue avec Stephan qui me vante les qualités de Libellule, et j’ai la chance de bénéficier d’un jeu de voiles neuves et d’un carénage effectué la semaine précédente, d’ailleurs, je me demande si je ne vais pas rentrer en POGO directement... Mais ça ferai trop mal à Stéphan de se séparer de son joujou.

Après avoir embarqué nos bagages, il est temps de larguer les amarres, et de se diriger pour une première escale vers Sainte-Anne pour déjeuner, après, nous foncerons vers les anses d’Arlet pour y passer la nuit.

Mon équipage inexpérimenté n’est pas trop anxieux et à part Marine, n’a jamais fait de voile. je vais donc pour une première, me contenter de longer la côte sous le vent, et l’année prochaine si tout va bien, nous ferons les grenadines.

Le bateau se manœuvre facilement seul, et j’ai tout le temps de former mon équipage lors de notre semaine de navigation. L’ambiance est au beau fixe à bord et nous donne envie de chanter, il me trotte d’ailleurs un air des années 40 de Ray Ventura et son orchestre « vive les bananes », parce qu’il y a pas d’os dedans qui à déclenché l’hilarité et nous suivra toute la semaine. Un ti’ punch et « vive les bananes » !!!
Nous descendons donc vers le rocher du diamant avec un vent faible qui me pousse à lancer le moteur si je veux être au mouillage pour la nuit à « grande anse », que nous atteindrons vers 18 h.

Après une nuit de sommeil léger, nous allons chercher du pain à l’épicerie locale, que je déconseille, tellement les propriétaires sont antipathiques et les prix à la tête du client (2 pack de bière Lorraine et un pain : 17 €).

Notre prochaine escale nous conduira à la Pointe du Bout, et la remontée de la baie de Fort de France au prés et avec un alizé établi à 20 nœuds me permet de juger de l’excellent équilibre à la barre, sous grande voile haute et génois.

La barre est légère, je ne me bat pas avec le bateau, le liston est dans l’eau, et je me demande à quel moment il faudra prendre un ris, nous marchons à 8 nœuds au prés : génial !

Je donne la barre à chacun. Franck, qui ne connaît que le bateau à moteur, barre avec un plaisir non dissimulé. Il faut dire que pour cet ancien marin pêcheur, la voile est une grande découverte.
Florence, qui se demandait comment elle allait tenir sur un bateau gîté, ne se pose plus de questions, et tient son cap sans problèmes.
Mon équipage apprend vite, ce soir nous ferons du matelotage ! « le serpent sort du puits », etc , etc.

Le mouillage de la pointe du bout étant trop rouleur , nous décidons de retraverser la baie et d’aller dormir sous Schoelcher. L’ancre jetée, Franck met sa ligne de pêche à l’eau, et, on va voir ce qu’on va voir, un poisson, fut-il des caraïbes ça se pêche comme chez nous, d’autant que le soir, on les entend sauter autour du bateau et on les voit dans la lueur du néon.

Et là, bêtement, il me vient l’idée d’un pari ! « Si tu pêche un poisson, je te paye le champagne ». Il ne faut jamais se moquer d’un pêcheur... car, quitte à y passer la nuit, il faudra qu’il pêche même si il faut y aller à la grenade !

Alors donc, après avoir jeté le pain du soir pour appâter, il réussi à prendre par le dos un minuscule petit poisson, à la limite de l’alevin, y a pas de quoi être fier, mais j’ai perdu mon pari.

Le lendemain, départ pour le Carbet ou nous avons prévu d’aller déjeuner dans un excellent restaurant local qui s’appelle « chez les pêcheurs ».
Tenu par des pêcheurs ce restaurant propose peu de choix , car le menu se composent de la pêche du jour, mais super bien cuisinée. J’y vais à chaque séjour et la qualité ne s’est jamais démentie, un seul bémol, ils ne servent pas de pain pendant le repas.

La tranche de marlin mariné et en dessert un excellent flan coco avalés, retour au bateau pour aller mouiller dans la baie de St Pierre pour la nuit.

Baignade, visite de la ville et marché local au programme des 2 dernières journées avant de redescendre sur Le Marin, que nous atteindrons au terme d’une petite semaine de plaisir à la voile.

Mon équipage de novices à fait de gros progrès et le nœud de chaise ne pose plus de problèmes à Florence, Franck à la manœuvre des winchs se débrouille comme un équipier de l’America’s Cup et ils sont tellement ravis de leur premier séjour en Martinique qu’ils reparlent déjà du prochain voyage, et à la voile bien sûr.

Ma fille Marine à passé son temps à parfaire son bronzage et garde un souvenir ému de sa plongée avec une tortue, et moi je regrette l’absence de ma femme, qui souffrante n’a pu venir avec nous au dernier moment, mais ce n’est que partie remise.

Jean-René

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