Se relaxer dans le cockpit en fin de journée, fait partie des meilleurs moments de la vie à bord

Je vais tenter de vous raconter notre croisière plus de six mois après, mais les souvenirs sont encore bien présents la tant ce fut une réussite.

Un tel voyage se prépare longtemps à l’avance, on y pense, nous lisons 100 fois le Patuelli, le Pilote Côtier alors que ce périple dans les Grenadines est peut être le dixième... mais je ne me lasse jamais de ces navigations tropicales, surtout que cette fois-ci j’y retourne après une transat au printemps dernier, et l’idée de caboter d’île en île me fais encore plus rêver qu’un voyage au long cours.

Nous avons loué Noria pour 5 semaines en faisant la croisière en deux parties : une première de deux semaines à trois à bord, puis les trois autres à deux.

Ce "petit bateau" a tout ce qu’il faut à bord pour une navigation dans les eaux antillaises. Certes le bimini est bien mini, et aux heures chaudes de la journée le soleil n’est pas si facile à supporter mais il suffit de bien se placer à bord où de se mettre à la cape et de se tremper, ce qui n’est pas une torture.

Céline et Stephan nous accueillent sur le ponton du Marin et la mise en main est faite sérieusement bien que le bateau n’était pas un inconnu pour moi. Après une première nuit bien tiède, l’avitaillement se fait de façon stratégique sur les conseils de Céline.

L’après-midi nous nous baignons à Sainte Anne : le premier coucher de soleil, le premier apéro, la nuit étoilée, le vent tiède... Nous pouvons dormir. Le lendemain, cap sur Sainte Lucie puis Saint Vincent, Béquia, Canouan, Union et ses Tobago cayes. Nous avons poussés jusqu’à Tyrell Bay pour nous rendre compte à quel point Sandy Island avait changé ! Plus de grands cocotiers résistants aux alizés, un cyclone est passé par là, mais de jeunes palmes sortent déjà du sable de cet îlot de rêve.

Descendre aux Grenadines en deux semaines et revenir en Martinique c’est du voyage TGV !
Heureusement nous avons avec Geneviève encore trois semaines à bord, après 5 secondes de réflexion nous décidons de retourner vers le sud, les Grenadines...
Noria sera bien toujours là pour nous amener au nord une autre fois. Donc cap au sud ! Un très bon vent nous pousse à Rodney Bay en trois heures ! Pas mal pour un 30 pieds !

Nous sommes heureux de profiter du mouillage bien calme du nord de Sainte Lucie. Nous avons également aussi beaucoup aimé l’Anse Cochon au sud de Marigot. Cette dernière n’est plus aussi sauvage, dommage. A l’anse Cochon les fonds sont très beaux, les courants assez faibles et nous pouvons admirer tranquillement la faune sous marine. L’après midi nous partons mouiller à l’anse Chastanet, notre but étant de partir au plus tôt dans la nuit pour Béquia.

Vent faible au départ jusqu’au milieu du canal. Puis les alizés se réveillent poussant Noria vers Saint Vincent et ses cotes magnifiques. Nous prenons un corps mort à Admiralty Bay à la mi-journée. Ici débutent vraiment les Grenadines.

Le village est charmant, bien propre, ambiance antillaise très agréable. Vue sur le mouillage splendide au moment du coucher du soleil depuis le fort au nord ouest de la baie.

Après une nuit courte, départ pour Canouan et son mouillage au sud devant une plage magnifique. Un hotel bien calme ne gêne en rien la tranquillité des lieux. Mais nous préférons aller passer la nuit à Mayereau à l’anse Saline.

La navigation à cette époque est agréable car les bateaux pas encore trop nombreux. Tous ces mouillages face à l’ouest, donc au soleil couchant, sont de toutes beautés.
Se relaxer dans le cockpit en fin de journée, fait partie des meilleurs moments de la vie à bord.

Aujourd’hui, deux courtes nav au programme : Morpion le midi pour un repas face à l’ilot puis nav au portant pour Chatam Bay après une courte relâche sous l’ilet Frégate au moment d’un grain particulièrement fort. Chatam est l’un de nos mouillages préférés : le ballet des pélicans, le passage de quelques tortues, la tranquillité du rivage, les pécheurs locaux donnent un caractère sauvage à l’endroit.

Après Chatam, nous allons pointer l’étrave de Noria vers Clifton, la "capitale" d’Union. A peine avons nous abordé la passe d’entrée, que les "boats boys" viennent nous proposer langoustes, poissons et menus de tel où tel restaurant... ou corps morts. Nous acceptons l’aide de l’un deux pour amarrer le Gib Sea. Le vent souffle frais, nous préférons une bouée, plutôt que le mouillage sur ancre. Devant l’Anchorage, plus de requin, le bassin étant éventré.

Le ponton du Bougainvilla semble prospérer. A terre, Unitech, la boutique de Laurent, toute proche de l’aéroport est bien pratique pour des besoins du bord. Le village est sympa et l’ambiance bien décontractée. Nous en profitons pour acheter quelques fruits et légumes sur le petit marché fait de cases de couleurs.

Le lendemain matin avant de quitter l’île, nous montons "à la fraiche" au Fort Hill. Belles perspectives sur Cariacou, Petit Martinique et Tobago. Les 25 minutes d’ascensions sont vite oubliées. Après une nouvelle nuit au Tobago Cays, nous débutons notre retour vers la Martinique. Nous allons vers Béquia pour les formalités de sortie de l’état de St Vincent.

Nous quittons avec regret les Grenadines en sachant que nous y reviendrons un jour ou l’autre. Notre mouillage préféré restera Saline Island au sud de Carriacou. De Tyrell Bay il y a nécessité de tirer des bords pour rejoindre ce mouillage, désert ce jour là... Nous avons beaucoup aimé aussi l’ambiance à l’Ilet Frégate et à Chatam.

Au retour, nous nous sommes à nouveau arrêtés deux nuits à l’Anse Cochon à Sainte Lucie. Quelques corps morts sont disponibles et apparemment payant. Cette fois ci nous avons pu remonter la côte sous le vent de Ste Lucie sans l’aide du moteur, sauf vers l’Anse Chastanet. Sinon le vent était toujours suffisant voir excellent. Vive les alizés !!

Comme il nous restait encore quelques jours avant la restitution du bateau, nous décidons de passer encore 2 jours vers Anse d’Arlet et Grande Anse. Nous profitons des fonds de l’Anse Chaudière, Anse Noire et des bonnes brises de la baie de Fort de France.

La veille du jour du départ, nous effectuons notre dernière navigation pour retourner à Ste Anne. Les courants et les vents contrarient un peu la route aux abords du Diamant. Puis les virements s’enchaînent avec plus de facilités à l’approche du mouillage.

Dernière après-midi à bord. Encore des bains dans les eaux antillaises, un dernier ti-punch, dernier coucher de soleil à bord.

Demain nous serons à bord d’un... Airbus. Mais au fond de nous, nous savons que nous serons à nouveau ici en Martinique.

  • Nos voiliers disponibles à la location au départ du Marin, en Martinique.

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